Le syndrome de la bougeotte ou quête de l’idéal

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S’il y a bien une chose que nous recherchons tous, c’est le bonheur. Ma façon à moi de le trouver c’est de le chercher. Je veux dire par là que j’ai pour habitude de ne pas rester les bras croisés à attendre que les choses se passent. C’est d’ailleurs un reproche que l’on me fait souvent : mes amis me disent que j’ai le syndrome de la bougeotte. Parce qu’être active et dynamique, c’est bien mais il faut parfois savoir se poser. Et ceci est valable dans mes activités personnelles (même si parfois j’aime bien tout simplement me faire des bonnes après midi cocooning) mais aussi, et c’est là que ça devient plus embêtant, dans ma vie professionnelle. Ma philosophie est tout simplement de chercher à changer ou à faire en sorte d’améliorer les choses et je me fixerai une fois que je ne ressentirai plus le besoin de changer.

Pour vous situer un peu le décor, j’habite à Paris depuis maintenant presque 5 ans et j’ai habité dans 4 appartements différents, tout simplement parce que j’ai mis du temps à trouver « mon petit chez moi« ; ce lieu dans lequel je me sens bien, et que je suis contente de retrouver tous les soirs. Pourtant, mon appartement actuel est loin d’être un palace mais il me correspond plutôt bien (tant le quartier que les voisins et que l’appartement lui -même); Il y a un an, j’étais encore en pleine recherche et mes amis me charriaient en disant que je ne serais jamais bien nulle part. Et j’ai fini par trouver l’endroit qui ne me donne plus cette envie de chercher.

Pour en revenir au niveau professionnel, c’est pareil. Depuis que je suis à Paris, j’ai travaillé dans 4 boîtes différentes (stages compris quand même). En fait, je pense que tant que je ne suis pas comblée, je cherche le job idéal. Je sais très bien qu’il n’existe pas vraiment et qu’il y a toujours des choses qui n’iront pas de temps en temps (après tout, c’est comme pour les personnes, on les apprécie pour leur qualités mais aussi pour leur défauts!) mais j’ai envie de trouver celui qui aura le plus d’aspects positifs. Et moi pour l’instant, dans les jobs que j’ai occupé, soit le salaire et le travail était intéressant mais avec une ambiance exécrable (et pourtant c’était une des entreprises qui m’attiraient le plus..comme quoi..) soit l’ambiance était géniale, mes collègues supers mais le salaire était loin de suivre.

Et bien vous savez quoi? Je viens de signer pour un nouveau job. Et j’espère bien que cette fois, tout se passera bien car il semble vraiment conjuguer tous les aspects que je recherche : le salaire est plutôt pas mal, le travail a l’air super intéressant, les collègues sont plutôt jeunes et cool..bref, j’espère que là aussi, je me sentirai « chez moi » et que je n’aurai pas à rechercher. Parce que malgré ce que la plupart de mes amis croient, mon syndrome de la bougeotte, je veux bien le soigner pour moi aussi, commencer à me poser.

Appart, travail.. Il manque plus qu’à trouver LE MEC. Mais là, j’ai arrêté de croire à l’Idéal depuis longtemps!

Loin des yeux, loin du coeur qu’ils disaient…

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Voilà déjà 3 semaines qu’il est parti et plus son retour approche, plus je trouve le temps long. Pourtant, je suis loin de m’ennuyer sans lui. Entre le job, les sorties entre collègues, le sport, les soirées entre amis..d’un côté les jours défilent vite, mais d’un autre, son absence me manque parfois.

Je m’étais promis d’utiliser cette phase pour essayer de l’oublier, de passer à autre chose mais je dois avouer que c’est tout le contraire. Je pense souvent à lui en me demandant comment se passe son voyage, si je le reverrai à son retour, si il sera passé à autre chose ou s’il voudra me revoir, bref si les choses auront changé..Je crois d’ailleurs que j’attends son retour juste pour ça. C’est plus de ne pas savoir qui me bouleverse que son absence en elle-même. Si il décide de couper les ponts, je serai moins triste maintenant que j’ai pris l’habitude de ne pas le côtoyer, de faire ma vie sans nos rendez-vous réguliers. Mais ce n’est pas la distance qui fonctionne, c’est plus le temps qui passe.

Mais paradoxalement, plus le temps passe, plus l’idée de le revoir me rend impatiente..Surtout les jours de flemme à la maison comme aujourd’hui, où je me dis qu’avec lui, ce serait plus sympa. Encore plus les jours où je me ballade et que je croise des amoureux, complices, main dans la main. Et surtout quand ma bonne vieille copine célibataire me dit qu’elle a enfin rencontré un mec bien.. Ne vous détrompez pas, je me réjouis pour elle,  mais son bonheur me fait penser à lui et à tous les instants que j’ai passé dans ses bras…

Pour moi, l’expression « loin des yeux, loin du cœur » n’a pas marché. j’espère vraiment que c’est aussi le cas pour lui. Plus qu’une semaine à attendre avant de le savoir. J’ai hâte.

Entre amour et espionnage : Mobius

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Mardi soir, je suis allée à l’avant première de Mobius. Alors je vous préviens d’entrée de jeu, mon avis sur le film est très subjectif pour plusieurs raisons. D’abord, j’ai toujours adoré Cécile De France en tant qu’actrice et que femme. Je l’ai découverte dans l’Auberge Espagnol qui reste mon film préféré et depuis, je suis séduite par son jeu naturel. En plus de ça, elle est belle, spontanée, simple. Bref, je suis conquise par cette actrice. Ensuite, Jean Dujardin, même si on ne peut pas vraiment dire que je suis une groupie, est aussi quelqu’un que j’admire parce qu’il a su évoluer avec le temps et n’est pas resté cantonné à des rôles de personnages drôles et un peu grotesque tel qu’il était à ses débuts. On voit qu’il a gagné en maturité (tout en restant le blagueur que l’on apprécie) et il a su le prouver avec ces derniers films, notamment dans The Artist. Et dernière raison, j’ai toujours été un peu midinette et dès qu’un film traite d’une histoire d’amour compliquée ou torturée, je suis bon public. C’est plus fort que moi, l’amour impossible, j’adhère complètement (dans les films, parce qu’en vrai c’est tout sauf beau!).

Bref Mobius raconte l’histoire d’Alice. Travaillant pour une boîte dans la finance, elle est approchée par les services secrets russes pour espionner son patron, soupçonné d’affaires suspicieuses. Réservée au début, elle finit par accepter pour raisons personnelles. A la tête des commandes, l’agent Gregory Lioubov a du mal à lui faire confiance et décide de l’approcher pour être sûre de ses bonnes intentions. Mais voilà, l’irréparable arrive : le coup de foudre. L’agent russe, même s’il sait que ce sera risqué, tombe amoureux et décide de vivre cette passion impardonnable.

Même si l’intrigue d’espionnage aurait pu être un peu plus développée, j’ai quand même complètement adhéré (déjà pour les raisons que vous connaissez) mais aussi parce que le but de ce film est de mettre l’accent sur cette histoire d’amour impossible. Les acteurs jouent vraiment bien les amoureux transis et l’on rentre dans les personnages. On est heureux pour eux mais triste à la fois de leur sort, on ressent tout à fait leurs émotions contradictoires, leur passion, leur craintes..

Jean Dujardin (qui à la base ne m’attire pas forcément) m’a vraiment séduite par son côté mystérieux et protecteur, et Cécile De France est excellent en amoureuse passionnée. Fraîche et spontanée comme on la connait.

Puis, un film d’espionnage à la française, ça fait un moment que je n’en avais pas vu. En plus, même si l’histoire se déroule à Monaco,  on voyage également en Russie, aux Etats Unis (et moi j’adore les films tournés dans différentes langues – d’ailleurs mention spéciale à Jean Dujardin qui s’exprime en Russe).

Bref, c’est un film que je conseille parce qu’il fait passer un bon moment. On n’en ressort pas forcément le coeur léger comme c’est le cas avec les comédies romantiques mais il vaut vraiment le coup.

Et bien sûr, l’avant première valait encore plus la peine puisqu’on a eu la chance de voir les acteurs en vrai. (je n’ai pas de photo car mon tél n’avait plus de batterie. J’en ai pris une mais on voit rien 😦 )

En tout cas, si êtes convaincus, filez au cinéma dès le 27 février.

Happy Valentine’s Day!

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D’accord je suis célibataire mais aux Etats-Unis, la Saint Valentin se fête aussi entre amis alors j’ai envie de la célébrer aussi. J’ai donc prévu des cadeaux pour mes supers copines que je vais voir vendredi ou samedi (sur 3, une est casée alors on décale de un ou 2 jours- ce n’est pas encore fixé).

N’ayant jamais vraiment été avec mon amoureux pour la Saint Valentin (soit parce que j’étais célibataire, soir parce qu’il était loin – j’étais en couple pendant mon année Erasmus), je ne suis pas très attachée à cette tradition. Mais quand même, ça me fait un peu rêver. Je dois dire que si j’étais en couple, je pense que je serais totalement détachée parce que pour moi c’est vraiment commercial, mais en étant seule, cette fête me rappelle mon état et me fait rêver à la manière dont j’aimerais passer cette soirée si j’étais avec quelqu’un..

Mais de toute façon,je suis seule alors revenons à la réalité.. j’avais décidé d’aller au sport ce soir et de passer ma soirée de demain devant un film de fille, avec un bon repas (oui ça fait du bien parfois, surtout que je n’ai pas été seule depuis un petit moment (quand tu es célibataire, tu as tendance à dire oui à tout et à tout faire pour être active et voir des gens régulièrement, même si parfois tu aimes ces moments de solitude).

Mais comme je suis, encore une fois, seule et que je gère ma vie comme je l’entends, j’ai décidé de m’écouter. Et ce soir, en sortant du boulot, après 2 soirées de sorties, je n’avais mais alors pas la motivation du tout. Je ne sais pas pourquoi, j’avais envie d’être chez moi, de regarder un film bien calée avec un bon repas. Je me suis donc préparé un plateau TV digne de la célibataire (salade, toasts de fromage, glace, chocolat) et j’ai fêter ma Saint Valentin à l’avance, le 13 février.

Ce qui est drôle, c’est qu’on me reproche souvent d’être conformiste (ce qui me fait rire d’ailleurs car à m’entendre, oui je le suis un peu, mais quand on voit ma vie, on remarque très vite que c’est tout le contraire..mais il faut me connaître pour ça.).
Alors bien repue, je vous souhaite à tous une bonne Saint Valentin. Demain, pendant que vous célèbrerez votre amour, je serai au sport en train de me défouler. Parce que sans Valentin, je gère ma vie comme je l’entends.. Et peut être que pour une fois, je n’aurai pas besoin de faire la queue pour faire l’activité qui m’intéresse.. Bonne soirée à tous les amoureux, et pour les autres, on est pas si mal non?

Moi, phobique de l’engagement? Peut être en fait…

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Ce week end, je suis allée rendre visite à de très bonnes amies, l’une casée et enceinte, l’autre, comme moi, célibataire qui galère à trouver THE ONE. Et comme à chaque fois qu’on se voit, on se raconte nos petites vies. Je vous rassure, le mec de ma copine casée nous a gentiment laissées papoter et est parti rejoindre des potes avant qu’on le rejoigne pour faire la fête ensemble.Mais il a quand même pris de nos nouvelles et su écouter nos histoires de mecs.

Et n’empêche que les mecs sont justement parfois de meilleures oreilles que nos copines : non seulement ils sont plus détachés mais en plus ils se mettent plus à la place de celui dont on est en train de parler (et dont les oreilles ont dû d’ailleurs sacrément siffler!). Bref, j’étais encore en train de raconter mon histoire avec l’ancien collègue qui, je le sais, ne mène nulle part, et là, il me regarde et me dit : « mais je pense que tu devrais te demander ce que tu veux vraiment, parce que quand je t’entends parler, j’ai l’impression que tu dis chercher un truc sérieux alors que j’ai l’impression que tu es quand même bien et que tu ne veux pas vraiment t’engager. »

Moi? Vraiment?! Mais bien sûr que si j’aimerais m’engager, mais pour ça il faudrait encore que celui avec qui j’aimerais le faire le veuille aussi! Une relation, ça se construit à 2! Pff, il est nul lui, il comprend rien. Bien sûr c’est la première chose à laquelle j’ai pensé. Mais c’est vrai que quand on examine mes histoires de plus prêt, on voit bien que quelque chose cloche: le fait que je m’attache toujours à ceux qui ne veulent pas construire mais plutôt s’amuser. Alors c’est vrai que je me dis souvent que je n’ai pas de chance, que j’aimerais qu’un jour ce soit réciproque. Mais je me rend compte que dès qu’une histoire est compliquée ou impossible, je cours; alors que quand la personne est bien intentionnée et souhaite se poser, je me referme..comme si mon radar se mettait en marche et m’envoyait le signal de fuir..Et le pire c’est que c’est plus fort que moi. Je suis l’illustration parfaite du « suis moi, je te fuis, fuis moi je te suis »!

Alors d’accord, j’ai eu une longue histoire dans laquelle j’avais mis beaucoup d’espoir qui s’est très mal terminée, mais je ne pensais que ça me freinait à ce point. Parce que oui, je dois l’avouer, j’ai un peu peur de l’échec..et d’un engagement qui pourrait encore me mener à un échec.. donc de l’engagement.Le copain de ma copine, en peu de temps, m’a fait avouer ce que je réfute à chaque fois que ma meilleure amie me le dit: oui j’ai les histoires qui me correspondent à l’instant T. Je me plains des mecs qui ne veulent pas s’engager, mais je suis attirée par eux justement pour cette raison.

Là, vous vous dîtes « elle va pas bien » ou alors « qu’est ce qu’elle est compliquée » et vous avez sûrement raison. Mais la vérité, c’est qu’en ce moment, je suis plutôt heureuse en plus. Et quand je dis que j’aimerais, moi aussi, vivre une belle histoire sérieuse, c’est surtout que, en effet, quand je vois mes copines heureuses en couple, j’aimerais, un jour, l’être à mon tour. Et c’est surtout que je me projette dans l’avenir. Oui j’ai envie d’être en couple, quand je serai prête.Et à ce moment là, les mecs eux aussi phobiques de l’engagement ne m’attireront certainement plus. Alors pas la peine d’analyser, de me plaindre, de me dire que je perds mon temps. C’est tout simplement pas le bon moment, et quand ça le sera, ça arrivera, tout simplement…:En attendant, la légèreté me convient pas trop mal et c’est le principal (même si je sais que dans quelque temps, quand cette relation pas sérieuse se terminera, je ne resterai pas de marbre…parce que le problème c’est que j’ai peut être du mal avec l’engagement mais pas du tout avec l’attachement!)

Black Mirror, mon coup de coeur série du moment [en 3 épisodes]

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En ce moment, il m’arrive une chose étrange (surtout quand on me connait bien) : je n’arrive plus à me mettre à fond dans une série comme avant. Au début, je me suis dit que c’était la faute à l’ère de la communication multi-écrans parce que je défie quiconque de regarder un épisode en parlant sur facebook, checkant son compte twitter, regarder ses mails..etc.. et dire qu’il a tout suivi et compris. (ou alors je ne sais définitivement pas faire plusieurs choses à la fois et il faudrait que je me remette sérieusement en question!).

Mais la vérité, c’est aussi qu’en ce moment, j’ai l’esprit préoccupé et je n’arrive pas à tout simplement me poser, mettre mon cerveau sur Off. J’ai donc besoin de « m’occuper » en même temps que je regarde mon épisode (et comme je regarde en VO, et que il faut l’avouer je ne suis pas vraiment bilingue-faut pas abuser) et parfois je suis obligée de revenir sur des passages que je n’ai pas compris. Complètement stupide je vous l’accorde, mais c’est qu’une phase, ça va revenir! Ou alors je devrais me mettre à chercher d’autres séries à regarder parce que ça vient peut être aussi du fait qu’au bout de 3 voire 4 saisons, même mes séries fétiches s’épuisent et ne sont plus au même niveau qu’au début.

Je penche pour cette raison car il n’y a pas longtemps, on m’a fait découvrir une série British qui comporte seulement 3 épisodes, et j’ai complètement accroché! J’étais même déçue qu’il n’y ait pas plus d’épisodes. Cette série c’est Black Mirror. Elle présente 3 scenarii différents qui nous montrent ce qu’est notre vie à l’ère des réseaux sociaux et des avancées technologiques, ou ce qu’elle pourrait devenir.

Le premier épisode, The National Anthem,  est celui que j’ai préféré par son côté trash et provoquant. Le pitch: en plein milieu de la nuit, le Premier Ministre du Royaume Uni est réveillé par un appel qui lui annonce que la princesse a été kidnappée. Seulement la rançon n’a rien habituel : elle sera libérée, saine et sauve sous une condition : le Premier Ministre doit avoir des rapports sexuels avec un porc, en direct, devant les caméras et devant les citoyens… Un vrai dilemme : soit il ne le fait pas et devra se reprocher la mort de la princesse, soit il le fait et devra se ridiculiser et se décrédibiliser devant le pays.. J’ai vraiment adoré la manière dont l’épisode est tourné. Non seulement on ressens très bien les émotions du ministre et on les partage, mais en plus on assiste à un phénomène très actuel : la médiatisation de l’information et sa propagation par les réseaux sociaux.

Le deuxième épisode s’appelle 15 Millions Merits. On suit le quotidien de Bing, un jeune homme qui vit dans un monde où les écrans de télé sont omniprésents et où les relations avec les autres ne sont que fictives. Le principe : récolter des crédits au travers de diverses activités. Et comme le titre l’indique, au bout de 15 millions de crédits, les personnages de se monde virtuels ont le droit de tenter leur chance pour participer à une émission de télé. J’ai pas vraiment été fan de cette épisode qui; pour moi, a trop de longueurs.

On passe ensuite au 3e épisode, The Entire History of you. On suit ici Liam, un jeune avocat qui vit dans un monde où les humains ont une puce électronique implantée derrière l’oreille. Grâce à cette puce, ils peuvent emmagasiner tous leur souvenirs et même les visionner quand bon leur semble. Si on a tous envie de se mémoriser les bons moments, pouvoir se rappeler d’absolument tout est très perturbant. C’est bien connu, avec le temps, on déforme un peu les souvenirs pour ne garder que le bon, et je pense que c’est tant mieux!

Au moment où je me posais des questions sur ma façon de regarder les séries, celle là, qui pourtant traite de l’hyper-connectivité, m’a complètement déconnectée. J’étais concentrée sur un seul écran : ma télévision. Et après avoir vu, au cours de 3 histoires différentes, les limites de la communication telle qu’elle est aujourd’hui, je me suis promis de recommencer à faire une chose à la fois: quand je regarde une série, je regarde une série et j’essaie de lâcher Twitter, Facebook, Hellocoton, ma boîte mail, mon portable.. J’ai bien dit j’essaie…:)

En tout cas, si vous cherchez une nouvelle série décalée et prometteuse, je vous conseille ces 3 épisodes. Et la bonne nouvelle, c’est que 3 nouveaux épisodes ont été tournés et vont être diffusés très prochainement. Le 11 février, sur la chaine anglaise Channel 4, le 4e épisode sera diffusé. J’ai hâte d’être au 12 ! 🙂

 

 

Main dans la main, quand la passion devient fusion

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Lundi dernier, je suis allée voir Main dans la main au cinéma et l’histoire m’a inspirée pour écrire cet article sur les rapports (trop) fusionnels. Ce film raconte l’histoire de 2 personnes que tout oppose mais qui vivent un véritable « coup de foudre ». Enfin le mot coup de foudre et mal choisi car les personnages ne ressentent pas d’amour ni de désir, mais à partir du moment où ils se rencontrent, une « alchimie » les pousse à ne plus se quitter. Ils font donc tout ensemble et ne peuvent pas se séparer l’espace d’un instant. Ça m’a fait penser à un couple d’amis qui sont ensemble depuis des années et qui, ne peuvent pas faire des activités l’un sans l’autre : que ce soit du sport, les hobbies, les soirées… Ils font absolument tout ensemble, ce qui, pour moi éternelle célibataire, me semble impensable. D’accord j’aimerais bien avoir un compagnon pour certaines activités que mes amis ne partagent pas avec moi mais de là à perdre mon indépendance, hors de question!

Au contraire, je trouve ça bien de préserver son jardin secret. Et puis, justement le fait de faire des choses séparément donne des sujets de conversation; sans parler du fait qu’on est encore plus content des moments qu’on passe ensemble. En plus, pour avoir déjà vécu une situation de passion fusionnelle, je trouve que c’est un peu malsain et que c’est voué à l’échec. Car forcément, l’un « suit » plus l’autre et perd une partie de sa personnalité, ce qui à la longue, est très vite étouffant. Et puis, quand on est très fusionnel, on vit forcément dans une bulle qui risque d »exploser…

Même si je suis plutôt du genre sociable et que j’aime bien être entourée, j’aime aussi me retrouver seule, faire le point et passer des moments rien que pour moi (ça fait du bien parfois de ne penser qu’à soi!). Mais j’ai l’impression que certaines personnes n’aiment pas être seules et cherchent à tout prix à être accompagnées. J’ai des amis qui ne sont jamais célibataires et très souvent, ce sont ceux qui, dès qu’ils sont en couple, font tout ensemble. Tu ne peux pas inviter une copine sans que son mec soit là, et quand on décide de faire des soirées filles, c’est pas très pratique! J’ai une copine qui est encore plus dans l’extrême: ces histoires ne durent jamais plus de quelques mois mais elle est toujours à fond et à toujours l’impression d’être avec l’homme de sa vie. Elle ne parle plus que de lui, ne vit que par lui et elle est même capable de s’approprier ses passions..passions qui disparaissent pour de nouvelles dès qu’elle trouve un nouveau mec bien entendu! Alors ok je suis la plupart du temps seule, mais au moins je me connais et je fais ce qui me plaît. J’ai construit ma personnalité, pas une fictive qui change à tout bout de champs.
Sans vous spoiler, même le film montre les limites de la fusion: au bout du compte, on a toujours besoin de se retrouver..Alors la passion, si elle vient à moi, je veux carrément la vivre! Mais la fusion, dans les films c’est bien, mais en vrai, plus jamais!